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Face à Nantes, promu en D2 mais qui a déjà tout d'un grand, les motteraines disputaient un match déterminant pour le maintien. Privées de leur capitaine Karine Casagrande (photo), blessée en début de match, les savoyardes n'ont pas su rivaliser. Elles occupent à nouveau la dernière place au classement.
Bien des titres pourraient illustrer cette rencontre. « La vie en rose » côté Nantes ou bien « les bleues meurtries » côté local. La réalité est là et bien là. « De toute façon, chaque année nous jouons le maintien » dixit Charlène (Rus) lors de son interview de fin de semaine.
En effet, maintien assuré dans la douleur à deux petites journées de la fin il y a 2 ans, à quatre la saison dernière, cette année encore la bagarre sera rude et pleine de suspense. Suspense dont on se passerait bien. Pour La Motte à l’extérieur comme à domicile, toutes les rencontres sont des finales, dans leur enceinte de la halle Didier Parpillon les difficultés demeurent les mêmes… Difficile de se projeter quand on alterne le bon et le mauvais en quelques jours. En tous cas, ce samedi un seul objectif était dans les têtes, parvenir à surfer sur la vague Nantaise pour oublier une médiocre prestation Parisienne. Faire plaisir à Stéphane Moualek (coach nantais) de retour en terres savoyardes, il n’en était pas question et pourtant…
Poussée par son fidèle public, c’est La Motte qui enflamme le début de rencontre (5-1). Feu rapidement éteint dans le quart d’heure suivant par la blessure de la capitaine Casagrande et des Nantaises revigorées infligeant un 9-2 à nos motteraines. Mises en difficulté, celles-ci atteignent la pause à deux longueurs de leur adversaire (11-13). En seconde période, malgré l’énergie déployée par Ceccaldi (7 buts) Andréani (7) et Scolastica dans sa cage, c’est fort logiquement que les « roses de l’ouest » dominent les « bleues savoyardes » et obtiennent le gain du match laissant une halle Parpillon verte de regrets.
Eric Pedron

Extrait de l'édition du 20/11/11
Très vite amputée de son maître à jouer (Casagrande), La Motte a exposé au grand jour son manque de ressources humaines pour lutter en D2. Après un deuxième revers dans sa salle contre un promu, le club savoyard est lanterne rouge.
Le scénario qui se dessinait était pourtant aux antipodes de son dénouement. Les locales avaient cadenassé leur défense à double tour et retrouvé un brin de panache en attaque (4-0, 4ème). Oui mais... Sauf que... Karine Casagrande allait au tapis sur un bloc. Au change, le SHBC allait perdre gros. Très gros. L'équipe encaissait d'abord le penalty conquis sur cette attaque fatale. Puis, sans son chef d'orchestre, multipliait les fausses notes. La capitaine faisait son retour sept minutes plus tard. Le mal était fait (5-4). La douleur au genou, elle, était omniprésente, insupportable. Casagrande ne reviendra pas, rentrant au vestiaire en béquilles. Niakalin Sissoko, hésitante et blessée au coude, Blandine Ballaz, approximative et touvhée au dos, n'ont pu combler la perte, pesante, de la demi-centre. Les Savoyardes ouvraient les vannes en défense. Gaëlle Le Hir (3/3) se régalait au pivot. Camille Cosson et Diane Kleiber allaient provoquer la faute à l'aile ou en contre. Au grand dam de Laura Ceccaldi, exclue deux fois (16ème, 19ème).
Au grand dam des joueuses, perdues au milieu d'un arbitrage régulier mais loin d'être clément : 10 penalties et neuf exclusions à la mi-temps. Charlène Rus et Janice Mayen rataient leur jet de sept mètres. A la mi-temps, la différence était toute trouvée (11-13, 30ème). Un moindre mal après un 9-1 encaissé en milieu de période. Nantes maintenait la cadence au retour des vestiaires. Maria Bals offrait aux filles de Stéphane Moualek un premier coussin à +5 (14-19, 42ème). Cosson, en enquillant un huitième penalty nantais, permettait aux siennes de conserver leur pécule et brisaient les reins motterains (19-24, 50ème). Non sans effort, Rus (4/11) et Ceccaldi (7/11), souvent prises en strict, n'avaient pas assez de répondant face à Bals (7/11) et Cosson (5/7). Les Savoyardes perdaient trop de balles en attaque sans en gagner en défense. Ou, quand elles parvenaient à chiper le cuir dans leur zone, elles précipitaient la relance. Le ballon retrouvait les mains nantaises, qui sanctionnaient un collectif à court de ressources pour jouer à armes égales.
Romain Guibert
Gardiennes : Aline SCOLASTICA (13 arrêts en 60 minutes dont 1 pen.), Hélène FALCON (1 pen.)
Buteuses : Laëtitia ANDREANI (7), Laura CECCALDI (7), Charlène RUS (4), Ludivine MARGERIT (2), Niakalin SISSOKO (1), Sara MARGERIT (1), Karine CASAGRANDE, Janice MAYEN, Anne-Sophie BATTIER, Blandine BALLAZ |