|

Après la magnifique rencontre disputée à Octeville sur mer, les motteraines ont repris, cette semaine, le chemin de l’entrainement avec un objectif bien précis, préparer au mieux leur 1ère à domicile. En présence de « Jean Lain Nippon » concession Toyota, un de leurs principaux partenaires, les savoyardes se devaient donc de confirmer samedi contre Yutz.

L’entame de cette rencontre et le premier quart d’heure qui suit semblent être le remake de précédente journée. La Motte veut prendre le match en main, sereines en défense et « vite » en attaque, les « bleues » scorent rapidement et prennent l’avantage. Avantage de courte durée, les Mosellanes, profitant de quelques errances motteraines, recollent au score et se remettent dans la partie. Dès lors, se rendant but pout but, la course poursuite s’engage.
Mais, au fil du match, ne parvenant plus à imposer leur jeu, nos motteraines oublient leur handball, maladresses et pertes de balle successives mettent leur adversaire du jour en confiance. En manque d’imagination, La Motte perd de sa rapidité d’exécution et change d’image. Echecs aux tirs ponctués de deux jets de 7 mètres ratés , les « bleues » n’y sont plus.
Laetitia Andréani, toujours aussi déterminée et Laura Ceccaldi, extraordinairement percutante, sont dans leur match mais ne pourrons être, à elles seules, salvatrices d’un groupe en perte d’envie et de victoire. Malgré les derniers assauts savoyards, Yutz garde une longueur d’avance et l’emporte d’un petit but 24-25. Dommage ! Tout avait bien commencé mais La Motte a trop gâché… Il faut désormais rapidement se tourner vers la prochaine rencontre, se remettre dans les starting-blocks et positiver pour le périlleux déplacement Cergy.

Extrait de l'édition du 18/09/2011
Les Motteraines n'avaient pourtant pas perdu leurs bonnes habitudes et avaient vite cadenassé leur défense. Yutz s'est cassé les dents, a fait chou blanc 10 minutes durant, et a perdu des ballons, trop de ballons, subtilisés par une Charlène Rus et une Karine Casagrande à l'affût. A l'autre bout, en contre, Andréani fusait à l'aile (4/7) et La Motte décollait (5-2, 11ème, 7-5, 19ème). Jusqu'à ce que le jeu s'essouffle. Rattrapées, les Savoyardes perdaient de leur tranchant. En attaque placée, Rus et Casagrande étaient moins incisives et ne trouvaient plus les failles, le cuir scotchant à une Déborah Dangueuger opportuiste (12 arrêts à la mi-temps).
En défense, le SHBC bouchait les trous avec un excès de rageet de colère sanctionné par Soraya Hamiti (5/5 pen.). Les Lorraines, suffisantes et prenables, marchaient tout de même sur les talons motterains et s'offraient une course en tête (13-14, 36ème, 18-20, 49ème, 20-23, 53ème) quand les locales peinaient à retrouver la précision qui avait fait leur succès dès l'entame. L'envie et le désir de vaincre avaient abandonné le navire motterain. Il faudra la hargne d'Andréani et la frénéie de Laura Ceccaldi pour qu'ils réapparaissent (24-24, 56ème). Mais ces sentiments furent éphémères. La machine bleue, loupant deux jets de sept mètres, s'est enrayée (41% au tir). Le spectre et la douleur de l'échec par le plus petit des écarts l'ont submergé et consterné. Le triomphe à Octeville, la semaine dernière, limite la casse et devra servir à redresser la barre.
Romain GUIBERT |